Loi Pinel

PERP : un exemple concret pour la fiscalité d'un retraité

Le plan d’épargne retraite populaire ou PERP verse des rentes à vie au retraité. C’est un contrat d’épargne extrêmement intéressant du point de vue fiscalité. Ceci, non seulement pour le retraité, c’est-à-dire pour le souscripteur qui a atteint l’âge légal ouvrant droit à la perception de ces rentes. Celui-ci défiscalise aussi pendant la période où il verse ses cotisations sur le plan. Soit avant le dénouement du contrat. Nous allons prendre un exemple concert dans le présent article.

Rappelons qu’il est indispensable de connaître à l’avance les deux éléments suivants avant de calculer la réduction d’impôt proposée par le PERP : le disponible fiscal d’une part, et le taux marginal d’imposition.

La fiscalité à la constitution du capital

Voici l’exemple que nous allons considérer : Xavier, célibataire, 38 ans. Il va dans un premier temps calculer son disponible fiscal. Il le détermine tout d’abord à partir de l’ensemble de ses revenus imposables de l’année concernée. Ceux-ci sont estimés à 20 000 euros. De plus, Xavier a effectué plusieurs versements dans son plan tout au long de l’année prise en compte. Ces primes qui s’élèvent à 120 euros seront alors déduites de son imposition.

Xavier définit ensuite son taux marginal d’imposition. C’est d’abord le quotient familial qui entre en jeu. Celui-ci est obtenu à partir du revenu net imposable divisé par le nombre de parts fiscales. Dans notre exemple, Xavier est célibataire, il compte donc une seule part. Rappelons qu’un couple marié compte deux parts, et un enfant à charge 0,5 part. Le taux marginal d’imposition va ensuite prendre en considération la tranche à laquelle appartient le revenu de Christian. Avec un revenu compris entre 9 807 euros et 27 086 euros, le TMI applicable pour ce dernier est de 14%, puisque ses revenus annuels sont de 20 000 euros.

Attention au plafond de déduction qui correspond à huit fois le PASS ou plafond annuel de la sécurité sociale. Ce plafond est de 31 785 euros. La déduction de ces primes est opérée pendant la phase de constitution du capital.

La fiscalité à la sortie en rentes

Une fois retraité, Xavier verra son impôt sur le revenu déduit d’un abattement forfaitaire que l’administration fiscale applique. Le taux de cet abattement est fixé à 10%. La rente viagère du PERP est en effet fiscalisée.

Exemple : Xavier perçoit 15 000 euros par an à titre de rentes versées par le PERP. L’abattement est de 10% comme nous l’avons vu plus haut, ce qui donne un revenu imposable à hauteur de 15 000 euros x 90%, soit 13 500 euros.

Autre avantage fiscal : exonération d’impôt sur la fortune immobilière

Depuis le 1er janvier 2018, l’ISF est désormais supprimé. Seuls les actifs immobiliers sont taxés et ce, à l’impôt sur la fortune immobilière. Par conséquent, tous les produits d’épargne, y compris le PERP, échappent à l’imposition à l’IFI.

En résumé, il est donc avantageux de souscrire à un PERP pour celui qui a pour objectif de préparer sereinement sa retraite. Avec le plus qui fait la différence : une rentabilité attractive. Toujours est-il que certains frais par l’assureur sont déduits du capital pendant la période de sa constitution. D’autres ne sont appliqués que lorsque celui-ci est converti en rentes, etc. Tous les frais ne sont pas taxés au même taux. De même, chaque assureur décide librement de leur application ou non, du type de frais qu’ils déduisent du capital ou des rentes, etc. Par conséquent, toujours demander ces informations à l’avance, avant d’ouvrir le PERP, car des frais trop importants pourraient amoindrir le rendement obtenu à partir de tous les avantages fiscaux décrits plus haut.

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